"Les gilets jaunes contestent l'État"

Macron serait-il en train de perdre la partie ?

Les gilets jaunes


Toutes les chaînes de télévision nous montrent les dégâts fait lors des manifestations des gilets jaunes. Les journalistes, même s’ils font la différence entre les gilets jaunes et ceux qui sèment la pagaille, avec leurs propos souvent ils sous-entendent la responsabilité des manifestants. Plus ils mettent l'accent sur les gilets jaunes et plus ils nous donnent l’impression que les gilets jaunes sont responsables.
Pourquoi ceux-ci manifestent t-ils. La goutte qui a fait déborder le vase est, la hausse des taxes sur le carburant. Ils réclament aussi des référendums nationaux, la reconnaissance du vote blanc, la suppression des privilèges des élus. Sur le plan écologique, ils sont également pour l’interdiction du glyphosate. Amendements que les députés ont refusés d’inscrire dans la loi. Concernant l'emploi et le pouvoir d'achat, les gilets jaunes réclament plus d’emploi et une augmentation du SMIC. Pour favoriser l'embauche, les gilets jaunes veulent une augmentation des aides publiques à l'embauche en CDI, en CDD et en contrat d’apprentissage ils insistent sur l’embauche des personnes à mobilité réduite, mais appellent aussi à la baisse des charges patronales.
Les gilets proposent l’exonération des heures supplémentaires. " En août dernier, le gouvernement avait annoncé la suppression des charges sociales sur les heures supplémentaires. Cette mesure qui doit entrer en vigueur à l’automne 2019 doit permettre à 40% des salariés qui font des heures supplémentaires’ de gagner 100 à 200 € de plus chaque année."
Pour les retraités, dont les pensions stagnent depuis l’arrivée de Macron, les manifestants prônent l’augmentation des retraites, la modification du calcul des retraites, la fin des régimes spéciaux, ainsi que la hausse des APL.
Ils veulent que le budget des comptes publics soit maîtrisé et réclament une baisse du train de vie des membres du gouvernement et de leur rémunération. Début novembre, l’ancien parlementaire socialiste René Dosière notait une légère augmentation des serviteurs de l'État. Depuis 2017 (9266 € bruts par mois, + 0,9 %) de la rémunération moyenne des cabinets. Douze ministères ont été bien plus généreux pour leurs collaborateurs indiquait-t-on, plus 7,1 % au Travail ou au secrétariat aux personnes handicapées, par exemple. Mais il s’agissait d’une hausse infime comparée aux augmentations de l’année passée. Entre 2016 et 2017, le salaire moyen des conseillers avait explosé de 20,5 %.
La suppression des privilèges des élus, un meilleur contrôle de leurs frais, une présence obligatoire à l’Assemblé Nationale seraient aussi une solution pour "réduire le budget des comptes publics", écrit la délégation dans son communiqué.
Plus de place aux citoyens
Les Gilets jaunes veulent "que la voix du citoyen soit réellement prise en compte". Selon eux, cela passerait principalement par une organisation régulière de référendums locaux et nationaux. Mardi, Emmanuel Macron a annoncé une consultation nationale dans les trois prochains mois. Elle recueillerait les propositions des citoyens. Rien n’est arrêté. Il va d’abord consulter les membres du Conseil national de la transition écologique, notamment des élus locaux, des représentants de la société civile ou encore des organisations d’employeurs et syndicales, pour présenter d’ici vendredi la méthode explique Matignon au Parisien.
La suppression du sénat, fait également partie des revendications. La reconnaissance du vote blanc est également revendiquée. Les Gilets jaunes demandent aussi la promulgation des lois par les citoyens, une prérogative qui appartient actuellement au Président de la République.
Quelle sera la suite de ce mouvement ? Les gilets jaunes ne savent probablement pas comment le mouvement évoluera. Obtiendront-ils la démission de Macron comme le réclament une partie d’entres eux ?
Le mouvement se transformera-t-il en parti politique, comme le souhaitent certains, au risque de devenir un énième parti politique à tendance conformiste ou, s'organisera t'il différemment? Les Gilets jaunes veulent "que la voix du citoyen soit réellement prise en compte". Leurs souhaits seraient donc de vouloir influer sur les décisions politiques. Le fait de réclamer des référendums nationaux est un premier pas vers la démocratie directe. Faut-il y passer par un référendum ? Rien n'est moins sûr. Le référendum, tel qu’il existe, le référendum repose sur une réponse binaire "oui" ou "non" à une question posée. Le problème c'est justement le choix de la "question". Le référendum ne permettrait pas à la base de mener une réflexion constructive, il pourrait remettre en cause des acquis sur le plan des libertés par exemple. Lorsqu’ils veulent la baisse du train de vie des membres du gouvernement et de leur rémunération, les gilets jaunes réclament un droit de regard sur émoluments que ceux-ci perçoivent. En fait ils annoncent leur désir : la fin de la professionnalisation de la politique. En cela ils ont raison. Tous ces hommes et femmes politiques qui ne s’intéressent à leur électorat que peu de temps avant un renouvellement de mandat, ne pensent qu’à profiter de leurs privilèges En plus ils leurs arrivent de voter pour s’octroyer des augmentations de toute sorte (entre 2016 et 2017, le salaire moyen des conseillers avait explosé de 20,5 %).
Il faudrait trouver une autre façon d’associer le peuple aux décisions. Jusqu’à présent notre représentant élu restait en place pour cinq ou six ans. Ce qui lui permettait selon les situations rencontrées de voter sur des sujets qui le dépassaient complètement, mais dont le parti auquel il appartenait avait décidé de voter "pour", l’opposition quant à elle votait "contre". Absent lors des délibérations à la chambre, le représentant n'a pas de comptes à rendre à ses électeurs et ne sont pas forcément au courant de ses activités parlementaires. Il est pourtant rarement sanctionné. Si son vote ne correspond pas à ce qu’en attendent ses électeurs, donc s'il les trahit, ils n’en savent rien. Le fonctionnement de notre démocratie doit être remis en cause. Il faut donc modifier les règles du jeu parlementaire, Il faut rendre les votes des représentants transparents.
Au niveau de la commune, il faudrait repenser le mode de représentation. Le maire doit-il être inamovible pendant six ans ? Doit-il conserver les pouvoirs dont il dispose aujourd'hui ou être le lien entre les décisions de ses administrés et l’administration, autres instances décisionnaires ou de conseil.
- Aujourd’hui la commune est dirigée par le maire et ses conseillers avec l’aide d’administratifs comme les secrétaires de mairie. On peut imaginer l’organigramme suivant :
- Le maire, élu par ses concitoyens, aurait un pouvoir de représentation.
- Le ou la secrétaire de mairie serait recruté pour suivre administrativement des dossiers sous la direction du maire.
- Le personnel chargé des travaux.
- Les conseillers ne seraient pas élus pour une mandature mais élus par les administrés en fonction des dossiers dont ils sont les leaders. Cela ferait d'eux des représentants actifs, impliqués et utiles à leur communauté.
- Comment seraient élus les conseillers ?
Dans une commune, les besoins sont importants. Réparation des chemins et des voies routières, travaux de réfection dans les écoles, etc. Ce sont des travaux de maintenance. Mais, des projets peuvent être proposés. Dans ce cas les habitants peuvent donner leur avis, Un dialogue est initié, les avis des uns et des autres consultables sur le site de la mairie. Lorsque le choix est accepté par la majorité, un responsable est élu. Il peut être, suivant l’importance des travaux, secondé par un ou plusieurs adjoints.
Un vote de défiance, au cours de la réalisation du projet, peut être suggéré, mais sans obligatoirement de remise en cause des travaux. Cette activité donnerait droit à une rémunération.
Pour chaque activité la transparence devra être entière (votes, dépenses, avancement des travaux, etc.), les électeurs sauront si responsable a bien défendu le projet. Une gestion horizontale et démocratique fera progresser l’intérêt des concitoyens à l’amélioration de la cité.
La représentation nationale.
Concernant les députés, une demande à candidature sera émise. Chaque candidat devra à donner son avis sur les politiques qu'il entend défendre dans les différents domaines. Ce n’est plus les partis politiques qui choisiront leurs candidats mais les citoyens en fonction des propositions émises parles uns et les autres. Si l’on garde la représentation par canton, le député en place pourrait être remplacé lorsque ses intentions vont à l’encontre des aspirations de ses électeurs.
La transparence sera aussi de mise à tête de l'État.
Une nouvelle constitution devrait être rédigée.
Il ne s'agît aucunement d'une méthode à appliquer, mais par ces exemples provoquer, réflexions et débats.
Les casseurs ne sont pas forcément ceux que l'on nous désigne.
Les groupes que l'on désigne facilement comme radicaux.
L'extrême droite
L'extrême droite est souvent accusée de racisme, de xénophobie. Elle est nationaliste, s'oppose à immigration. Pendant la dernière guerre certains ont défendu les théories fascistes et néonazi. Pourtant certains hommes de la droite extrême ont combattu l'Allemagne (colonel de La Rocque).
L'extrême gauche
L’extrême gauche prône le renversement du capitalisme, elle veut instaurer une société égalitaire, se réclame internationaliste. Certains courants rejettent le terme d’extrémiste.
Opportunistes
Groupes profitant du cahot pour voler en n’hésitant pas à casser.
Gilets-jaunes Radicalisés
Manifestants mécontents de la réaction et des propositions du gouvernement. Ils utilisant la violence pour se faire entendre.
Les oubliés
Les groupes précédents sont souvent présents dans les manifestations, tout comme les syndicats, partis politiques et autres. Cette fois-ci, pour la première fois depuis longtemps le mouvement est issu de la base. Les injustices fiscales, sociales, la paupérisation de la société, l'arrogance du chef de l'état ont fait éclater la colère des français. Le but premier des gilets jaunes était l'annulation des taxes prévues sur le carburant. Le gouvernement a tellement bien mené sa barque que maintenant d'autres revendications sont rajoutées. Augmentation du SMIC, des retraites, arrêter la casse du service public (fermeture des maternités, hôpitaux de proximité, etc.)
Les vrais casseurs.
Les vrais casseurs, que personne, dans les hautes sphères ne pointe du doigt, ce sont les multinationales du CAC 40. Entreprises de la métallurgie, de la chimie, pharmaceutiques, du commerce qui ont une grande responsabilité dans la casse industrielle, dans la disparition des activités de proximité, elles en sont les principales responsables.
En effet ces entreprises industrielles ont délocalisé leur production dans les pays à bas coût de production. La Chine, l'Inde sont des pays attractifs, ils ne sont pas les seuls. Aujourd'hui la plus grande partie de l'activité économique se déroule là-bas. Quel est le but de toutes ces délocalisation : produire à faible coût dans l'intérêt des consommateurs. Si les prix ont effectivement baissé c'était pour se débarrasser des petits commerces, des petites entreprises. La réalité est que cette pratique leur a permis de se débarrasser de concurrents et d'engranger par la suite de gros bénéfices. Aujourd'hui ils sont tellement puissants que les états leurs font les yeux doux pour qu'ils viennent sur leur sol. Cette pratique leur a permis d'engranger de gros bénéfices. Pour nous c'est un recul, avant pour acheter un produit, il suffisait de se rendre chez le commerçant et l'affaire était conclue facilement. Maintenant ils n'ont presque plus de stocks. Si je commande des produits sur Internet il n'est pas rare de recevoir un mail du fabricant précisant la date d'expédition le plus souvent venant de Chine, la date à laquelle le produit vous sera livré est aussi précisée. Les médicaments eux-aussi sont fabriqués en Asie, c'est la raison pour laquelle certains produits manquent dans votre pharmacie.
Qu'adviendra-il, lors d'un différent avec la Chine?
Livrera t-elle les médicaments, les composants électroniques, les ordinateurs dont nous avons besoin?
Les industriels de notre pays sont vraiment inconscients, ils signent des contrats pour vendre leurs produits à des pays, en plus ils acceptent de fournir les plans avec. Après ils sont étonnés, que ces pays sont capables de produire eux aussi des avions, des navires de guerre, des centrales nucléaires.
Pour gagner beaucoup d'argent les industriels, comme je l'ai déjà souligné, ont délocalisés leurs usines souvent à l'étranger. Cette politique économique, acceptée par les gouvernements a mis à la porte de leur entreprise, des millions de travailleurs en europe. Ce sont eux aussi qui continuent à piller les richesses minérales des pays sous-développées. Par rapport à l'époque coloniale ils sont obligés de passer par les gouvernements de ces pays pour se développer. Un petit arrangement avec un chef d'état, un ministre, et le tour est joué. Le peuple ne profite quasiment pas de cette manne dont les responsables locaux sont inondés. Le peuple s'appauvrit et n'a qu'un but : partir pour avoir une meilleure vie. Et voilà pourquoi tant de migrants viennent chez nous. Une grande partie de notre population pense que c'est à cause des migrants qu'ils n'ont plus de travail, que leurs fins de mois sont difficiles. S'ils viennent chez nous c'est à cause du capitalisme dont le but est de s'enrichir à tout prix. Cette politique du toujours plus produit des déchets polluants dont les effets se font sentir depuis quelques années. Le réchauffement climatique apporte son lot de catastrophes. Les inondations, les tempêtes, les incendies, deviennent plus fréquentes.
Concernant l'augmentation de la taxe sur les carburants, un député écologiste a défendu cette taxe comme une des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais pourquoi
les avions et les porte-containers Le Canard enchaînéne payent aucune taxe tout en étant beaucoup plus polluants que les voitures, que penser des camions qui transportent leurs marchandises sur des milliers de kilomètres. Le rail ne serait-il pas une alternative plus écologique ?
Il ne faut pas compter sur les gouvernements pour sauver la planète. Ils ne pensent qu'à leur statut. Ils cèdent trop facilement aux lobbies et ne sont pas à l'écoute des scientifiques.
En conclusion : le pouvoir ne devrait pas être confié à des professionnels de la politique mais à la population. Il faut jeter les bases d'une démocratie directe comme je l'ai abordé plus haut dans cet article.

 

 

Les gilets rouges bloqueront les routes le 17 novembre
Un gilet jaune

 

Edouart Philippe
Edouart Philippe le Premier ministre<

 

Manifestation des gilets jaunes
Image diffusée par un journal en Pologne