Le "NON" de la Grèce

6 juillet 2015

La réponse des grecs au dictat européen.
Les grecs en disant "NON" à la Troïka européenne, ont montré qu’ils sont courageux. L’austérité pour le peuple et l’opulence pour quelques privilégiés, ce n’est pas la voie choisie par les hellènes.
L’Europe est malade déclare "Le monde" du 1 juillet 2015 en page 13.
"L’Europe forteresse sent désormais le besoin de se protéger à l’intérieur même de ses frontières". En effet les interventions sans préparation et sans but précis des occidentaux en Afrique et au Moyen-Orient, tout comme l’intervention en Irak il y a plus d’une décennie, ont déstabilisé des régions entières. Des populations entières fuient le chaos pour se réfugier en des lieux plus tranquilles. Les politiciens qui ont œuvré à ce déséquilibre, tentent aujourd’hui d’endiguer cette migration. Ce sont pourtant bien eux les responsables de cette situation. Ils ont soutenu des chefs d’état peu recommandables pour les laisser tomber ensuite. Aujourd’hui  peu leur importe le sort que subissent ces migrants. D’autres migrants fuient non pas la guerre ou des régimes dictatoriaux mais la misère. Cette misère qui commence à faire sentir ses effets jusque dans nos pays. Nous constatons que les plus aisés de nos concitoyens s’enrichissent au détriment des plus pauvres. La mondialisation pille les ressources des pays en voie de développement sans scrupule, et avec la complicité des hommes politiques. Ceux-ci plutôt que d’œuvrer pour le bien être de leurs administrés, soutiennent politiquement les nantis.
La Grèce est aujourd’hui la cible des politicards, des économistes et journalistes de tout poil, s’en prenant à Tsipras le premier ministre Grec. La troïka menace de ne pas verser l’aide promise s’il ne se conforme pas à leur exigence c’est à dire la baisse des retraites et l’augmentation pas la TVA. Après cela il paraît que l’Europe est démocratique. En France nous avons connu ce genre de démocratie où au référendum de 2005, la classe politique dans sa très large majorité, n’a pas tenu compte du vote populaire.

La Grèce est en difficulté mais le tour des autres arrivera tôt ou tard. Le Portugal, l’Italie, la France feront parti de la prochaine charrette, il ne peut en être autrement. Les règles communautaires sont faites pour enrichir les banques au détriment de leur pays. Une loi votée en 1973 fait obligation aux dirigeants des pays de l’Europe de passer par les banques privées ou les marchés pour financer leur dettes. Par cette loi il est interdit au Trésor français de passer par la banque centrale. Cette loi est absurde. L’argent de la BCE (Banque Centrale Européenne) vient des Banques Nationales de chaque pays et lorsque ces mêmes Etats ont besoin d’argent, ils sont obligés de faire des emprunts auprès du privé. La BCE prête aux banques à des taux de 0,5% , 1%  et les Etats empruntent à 3, 5 voire même à 10%. A ce rythme là, tous les Etats un jour ou l’autre feront faillite après avoir fait le bonheur des banques.

 

Tsipras premier ministre grec

Tsipras
REUTERS/Marko Djurica

10 propositions de l’Europe pour les migrants…

Migrants
Les propositions de Radio VL :
Utilisation du bâton pour lutter contre la migration ? de fait ces propositions ne règleront rien car pas d’analyse sur les origines du phénomène.
L’origine reste en fait
- le réchauffement climatique du pour une large part à l’activité humaine,
- au soutient des dictatures dans le monde,
- à l’interventionnisme militaire déstabilisant les pays visés,
- à l’indifférence des Etats lorsqu’il s’agit de défendre la nature
Les quelques cas cités ci-dessus auraient à n’en pas douter, fait baisser le taux de migrants de manière significative.