COP21 : Les résultats de ces négociations sont très insuffisants

La COP 21 a débouché sur un accord de façade ne débouchant que sur des propositions de faisabilité insuffisantes. Déjà lors des précédentes COP les espoirs, n’ont pas été à la hauteur de l’attente des écologistes. Suite à la COP 16, des solutions avaient été proposé comme par exemple celles à nous inciter de changer nos habitudes au quotidien. La Présidence belge du Conseil de l’Union Européenne a suggéré des propositions raisonnables mais très insuffisantes.
Ces propositions étaient :
Isoler les habitations
Eteindre le chauffage la nuit
Privilégier la douche au bain
Choisir des produits frais
Manger moins de viande
Eteindre la lumière en quittant la pièce
Se déplacer à pied ou à vélo en  ce qui concerne les petits trajets
Acheter des appareils électriques économiques
Acheter des lampes économiques
Choisir une voiture écologique

Le site "Conservation Nature" nous explique que de simples petits gestes quotidiens peuvent permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre comme par exemple : changer nos habitudes de transport, acheter des produits plus respectueux, rénover l’isolation et le chauffage du domicile, réduire sa consommation électrique, trier ses déchets et aussi réduire sa consommation d’eau.

Pour IFP Energies nouvelles, il faudrait pouvoir concilier l’augmentation de la demande énergétique et la limitation des émissions de CO2 ?
Quelques solutions sont proposées pour réduire les émissions de CO2.

Dans GEO,  un rapport rendu public fin janvier, le cabinet de consultants McKinsey & Co dresse la liste des 200 mesures à prendre d’ici à 2030 pour parvenir à limiter le réchauffement de la planète à 2°C. Le coût annuel de ces politiques est estimé entre 200 et 350 milliards d’euros par an, soit 0,4% du PIB mondial.
Il préconise d’agir dans les domaines suivants :

  1. l’efficacité énergétique,
  2. les énergies renouvelables,
  3. la forêt et l’agriculture (arrêt du déboisement, etc…),
  4. les comportements individuels.

Dans un document commun à l'École Nationale Supérieure des Mines de Paris, l'École Nationale des Ponts et Chaussées et de l'École Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts, nous pouvons lire les propositions techniques retenues dans ce document :
- récupérer, à la cheminée, le flux gazeux puis isoler le CO2  : opération dite de « capture post-combustion » ou encore « downstream decarbonisation,
- retirer le carbone en amont
- modifier les procédés et notamment la nature du comburant pour obtenir, en sortie, un flux concentré de CO2
Conclusion : dans ce texte l’analyse se concentre surtout sur la manière de capturer le CO2, de limiter l’exploitation des sols et des océans, de gérer convenablement la forêt et mettre l’accent sur les énergies renouvelables.

 

Toutes les mesures proposées ci-dessus sont très insuffisantes pour lutter contre le réchauffement climatique, elles ne s’attaquent pas aux racines du mal. La société actuelle est basée sur la surproduction marchande industrielle et agricole. La surconsommation est soutenue par des politiques incitatives, (publicité, incitations téléphoniques à la réalisation d’équipements domestiques plus ou moins efficaces, prêts à la consommations, etc..). Ce surplus de production nécessite une importante consommation d’énergie fossile. Le chauffage des habitations et des bureaux, est lui aussi énergivore.
Il serait aujourd’hui possible d’isoler avec efficacité les habitations, les gains pour les particuliers seraient conséquents. Cependant la mise en œuvre est onéreuse, le particulier devrait pouvoir profiter des aides de l’Etat.
Comment faire alors pour réduire les émissions de CO2.
Comme nous l’avons vu, la production des biens de consommation nécessite une importante consommation d’énergie fossile. Il suffirait de réduire cette production au nécessaire. Par exemple  en imposant aux fabricants :

  1. d'augmenter le temps de garantie des appareils manufacturés (TV, l’électroménager,…) ce qui en réduirait par conséquent la production,
  2. concevoir les appareils domestiques, de transport et industriels réparables facilement (ce qui limiterait leur mise au rebut),
  3. permettre la construction de maisons et bâtiments à énergie positive, (économies substantielles)

Les solutions préconisées allègeraient aussi les dépenses de l’Etat tout en rehaussant son capital sympathie.
Mais l’état aura t-il la volonté de résister aux groupes de pressions que ces mesures irriteraient ?
Nous savons tous que les entreprises sont pour l’innovation du moment que celle-ci augmente leurs marges.
Mais si le but est vraiment la sauvegarde de la planète, il faudra bien que l’Etat résiste aux différents lobbies s’il ne veut pas être déconsidéré.

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