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Harmonie polonaise de Barlin

Harmonie polonaise de Barlin

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L'harmonie polonaise de Barlin

Dans les années 40 et 50, l'orchestre de l‘harmonie polonaise de Barlin était dirigée par Wożniak dit "Blanko". Les musiciens ne se contentaient pas seulement de répéter les morceaux qu’ils devaient jouer lors des différentes manifestations. Ils savaient s’investir pour créer des spectacles pour la fête de Sainte Cécile par exemple. Ils imaginaient, composaient et rédigeaient des textes. Les répétitions pour mettre au point leur spectacle leur prenait beaucoup de temps. Je me souviens aussi des "majówki" qui se déroulaient en général au Parc à Fraises du bois d’Olhain. Une fois au moins, cette fête a eu lieu sur un terrain à la sortie du bois, en direction du bourg d'Olhain. Ce terrain, située sur la gauche, juste après le bois, a depuis cette époque été boisée et aménagée en aire de repos. Pendant de nombreuses années de nombreux couples s’y rendaient avec leurs enfants pour pique niquer. Cette aire existe encore mais plus grand monde ne s’y rend hormis quelques personnes en recherche de compagnie du même sexe.

Je me souviens encore des fêtes organisées pour la Sainte Cécile. Après le concert, un spectacle-repas était organisé dans la salle Żurczak. Il s’agissait en fait d’une salle polyvalente. Elle servait de salle d’entraînement de boxe, de répétition pour les musiciens, de réception pour les enfants polonais (Noël, fin de l’année scolaire polonaise, etc…) Cette salle et son café, qui avaient été ensuite la propriété de Baranowski et de Andrusin. Cette salle, comme aussi la maison du couturier, du magasin de TSF tenu par Poiret (dont le fils Roger a développé l’entreprise du même nom, ainsi que deux autres maisons situées dans une impasse jouxtant la pâtisserie"Au Moka" tenue à l’époque par monsieur Louchet., avaient été construite en bois. Entre le café-coiffure et la maison en dur de Foratier, Surma tenait son magasin de photographie. Un passage d'un mètre de large situé entre le magasin Surma et le café-coiffeur Żurczak permettait de se rendre dans la salle d'entraînement sans passer par le café. Toutes ces constructions étaient la propriété de la famille Foratier qui tenait un magasin de jouets / journaux / débit de tabac. Pendant ces repas les enfants s’en donnaient à cœur joie. Ils pensaient plus à jouer qu’à manger ou à regarder la scène où se déroulait le spectacle. Le bigos était le plat traditionnel polonais le plus consommé lors de ces fêtes de la Sainte Cécile.